L'équipe du film mobilisée à Sancerre

Projection exceptionnelle le vendredi 30 octobre à 18h à Sancerre en présence des deux réalisateurs, Stéphane Landowski et Jean-Denis Robert, et des producteurs de "A ses enfants la patrie reconnaissante", Elodie Baradat et Gaël Cabouat (Fuldawa Films). Séance proposée en collaboration avec la Ville de Sancerre et l'ARCC.

"A ses enfants la patrie reconnaissante", film de Stéphane Landowski (22 min) tourné à Sancerre

France, 1919. Paul, sculpteur, se rend de village en village pour ériger les monuments aux morts qui fleurissent partout dans le pays. Mais lorsqu’il arrive dans la petite ville de Sancerre, les traumatismes de la guerre resurgissent : après tant et tant de noms gravés dans la pierre, ce monument sera-t-il enfin celui du retour à la vie ?

Ce film a bénéficié d'un soutien à la production de Ciclic Région Centre-Val de Loire en partenariat avec le CNC.

A ses enfants la patrie reconnaissante, c’est d’abord l’envie de faire parler, cent ans après, ces obélisques de pierre qui nous racontent, en silence, l’un des plus grands drames du XX-ème siècle. Et l’une des injustices jamais réparées : celle des fusillés pour l’exemple. Plus qu’un film sur la guerre, c’est un film sur la mémoire et sa fabrication. Une réflexion essentielle alors qu’on célèbre le centenaire de la Grande Guerre...

suivi du film "Sortez des rangs" de Jean-denis Robert (1h26)

Michel et sa mère vivent seuls dans la banlieue parisienne en 1919. Ils sont en butte aux sarcasmes des voisins car le père de Michel, mort à la guerre, a été fusillé "pour l'exemple" durant les mutineries de 17. Un soir il s'enfuit avec trois copains lors de l'épidémie de grippe espagnole, bien décidé à retrouver le général des Gringues, surnommé le "Boucher des Hurlus", l'homme qui a fait fusiller son père.

Adapté du roman de Jean Amila, on suit les aventures du petit Michel, qui séparé de sa mère, rencontre à l’orphelinat trois pupilles de la nation, tous aussi farouches et révoltés que lui. Ensemble ils vont faire la part belle pour retourner dans les régions dévastées. Derrière cette forme simple, Jean-Denis Robert scrute en réalité des sentiments d’une grande âpreté chez ces orphelins qui s’accrochent au projet de venger leurs pères sacrifiés à une cause qui n’était pas la leur. Il ébranle le concept de l’innocence de l’enfance, à travers le portrait d’une génération vieillie d’un coup par ces massacres patriotiques. Christophe Chauville.